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Integration sportive
 
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III-Integration Sportive

     Pour clôturer notre TPE, nous nous sommes intéressés à l’intégration des handicapés dans le monde du sport.

 Malgré les efforts réalisés pour promouvoir l’égalité des chances, de nombreux enfants et adultes souffrant de handicaps ne jouissent toujours pas de leur plein droit à pratiquer des activités physiques et sportives comment ils le souhaitent.

 a)Politique sportive

     Le ministère de la Santé et des Sports conduit une politique spécifique en faveur des personnes handicapées afin que le sport soit un outil de promotion individuelle, d’intégration sociale et professionnelle autant qu’un espace de loisirs, de solidarité et d’espoir. De ce fait développer une politique sportive favorisant l’intégration des personnes handicapées, c’est provoquer une véritable «révolution culturelle »dans le monde du sport. La reconnaissance du sportif handicapé à part entière est l’un des objectifs du ministère qui met en place une stratégie, une organisation administrative et des moyens humains et financiers adaptés. 

 
    En effet, il convient de mettre en place des mesures et surtout des lois en faveur de l’accès aux personnes handicapées à la pratique sportive.

Dès 2003, Année européenne du handicap, plusieurs mesures prises par le ministère a traduit les engagements pris :

-la création d’un pôle ressources national »sport et handicaps » implanté au sein du CREPS (Centre d’Education Populaire et de Sport) de Bourges.

-la création d’un poste de coordonnateur nationale »sport et handicaps » dont le rôle est de « décliner » les orientations ministérielles, d’animer le réseau des correspondances locaux et d’assurer leur formation.

-la nomination de 21 conseillers techniques sportifs (CTS), cadres du ministère exerçant leurs missions auprès des fédérations dites « spécifiques » (12 auprès de la Fédération Française Handisport et 9 auprès de la Fédération Française du sport adapté).

-la désignation dans 60% des fédérations olympiques dites »valides » d’un€ responsable de la mission « sport et handicap ».

     Le MSJSVA (Ministre de la santé, de la Jeunesse des Sports et de la Vie Associative) mène une politique spécifique et ambitieuse en direction des sportifs (ves) handicapé(e) s de haut niveau avec, notamment, l’alignement du niveau des primes Paralympiques sur celui des Olympiques à compter des Jeux Olympiques et Paralympiques de pékin 2008.

     Par ailleurs, il est utile de s’intéresser à l’accessibilité aux équipements sportifs. La loi française du 11 février 2005 portant sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées engendre une nouvelle définition du handicap:

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un handicap ou d’un trouble de santé invalidant. ». De plus cette loi prévoit, article 41, que les dispositions architecturales des établissements recevant du public (ERP) doivent être telles que ces locaux soient accessibles à tous, quel soit le type de handicap physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique.

 A ce titre, tout équipement sportif doit être accessible aux personnes handicapées dès sa construction.

En ce qui concerne les équipements sportifs existants, la loi du 11 février 2005 prévoit deux échéances :

-la première : au 1er janvier 2010, tous les établissements déjà ouverts au public devront avoir fait l’objet de diagnostic analysant leurs conditions d’accessibilité et évaluant les travaux à réaliser

-le seconde : au 1er janvier 2015, tous les travaux nécessaires au regard des obligations définies par la loi devront être réalisés.

 b) Les biens fait du sport

     Tout sujet handicapé peut faire du sport, mais pas n’importe lequel, il doit être compatible avec son handicap. Il est reconnu, pour le sujet valide, que le sport apporte de nombreux bienfaits, moraux et physiques. Il en est de même pour le sujet handicapé qui reste un homme comme les autres.

    La pratique d’un sport est certes nécessaire pour rester en forme, mais elle l’est d’autant plus pour le sujet handicapé car elle permet d’éviter la détérioration de certaines fonctions dont il ne se sert plus. Grâce au sport, il développe ses qualités physiques de base telle que la vitesse, l’adresse, la résistance et la précision. Le sport permet de lutter contre l’atrophie musculaire et contre les problèmes articulatoires ; il acquiert de nouveaux réflexes. De plus, le sport évite la sédentarité, phénomène fréquent chez ces sujets qui restent souvent enfermés chez eux, coupés du monde, ils retrouvent une certaine indépendance de mouvement. Ainsi, ils améliorent la coordination de leurs mouvements et travaillent leur équilibre, notion souvent « oubliée » par leur corps.

    En plus de tous ces bienfaits physiques, le sport est un véritable facteur d’intégration sociale pour le sujet handicapé. Le mental est aussi très important dans la vie de tous les jours, le handicapé et le monde des valides. La pratique d’un sport lui permet de retrouver une certaine confiance en soi, de vaincre les complexes liés à son handicap, de développer une force morale qui l’aidera à lutter dans la vie de tous les jours.

 c) représentation mondiale

    Cependant, plusieurs sport ont été crées pour les personnes valides et n’ont pas d’équivalent dans les sports pour les valides. En effet, les personnes souffrant de handicaps physiques ou intellectuelles peuvent participer à des compétitions internationales similaires aux Jeux Olympiques, il s’agit des Jeux Paralympiques, les Spécial Olympiques, ou encore, de la Coupe du monde handisport.

    Les jeux paralympiques ont leur histoire particulière. Il s’agirait de Sir Ludwing Guttmann, médecin neurologue de l’hôpital de Stoke Mandeville qui eut l’idée et d’organiser dès 1948 dans son établissement, les premiers « Jeux mondiaux des chaises et des amputés » (World Wheelchair an Amputee Games) connu plus tard sous le nom de Jeux de Stoke Mandeville et destinés à la réhabilitation par la pratique du sport, des vétérans et victimes de la seconde guerre mondiale devenus paraplégiques. Le 9ème jeux de Stoke Mandeville eurent lieu à Rome en 1960, une semaine après les JO d’été de 1960, de ce fait, on considère qu’il s’agit des 1ère Jeux Paralympiques. La 1ère édition des jeux paralympiques d’hiver a lieu en örnsköldsvik en Suède en 1976.

    A l’origine, le nom »paralympique » était une combinaison de paraplégique » et de « olympique ». Avec la participation d’athlètes avec différents handicaps, le terme « paralympique » est aujourd’hui défini comme la réunion de « para », préfixe d’origine grec signifiant «a coté de » ou « parallèle » et de la terminaison « lympique » des Jeux olympiques.

     Les jeux paralympique sont ainsi considérés comme solidaires des jeux olympiques. Ils sont organisés par le comité international paralympiques (et non pas par le comité international olympique) et ont lieu tous les 4 ans à la suite des JO.

 

 

                                Logo des Jeux Paralympiques

     L’objectif du Mouvement paralympique est de donner l’occasion aux athlètes ayant un handicap physique de se dépasser et de réaliser des performances sportives comparables à celles des athlètes olympiques.

Les jeux paralympiques regroupent des athlètes handicapés physiques ou visuels appartenant aux catégories suivantes : tétraplégiques et paraplégiques, séquelles neurologiques assimilables, amputés et assimilés, infirmes moteurs cérébraux, grands handicapés (myopathes, fauteuils électriques), non-voyant et malvoyants.

     Pour que la compétition soit équitable, les athlètes sont regroupés par catégories selon leur handicap. L’objectif est de faire concourir ensemble des athlètes ayant des aptitudes fonctionnelles comparables. Dans chaque handisport, on définit des catégories. Ainsi en athlétisme, il sa des épreuves de course pour les aveugles, pour les malvoyants, pour les amputés qui courent avec des prothèse et des courses en fauteuil roulant. Aujourd’hui, certains handisports comme le basket-ball en fauteuil roulant peuvent être pratiqués par des personne valides. Cette étape importante de l’intégration du handisport dans le sport valide n’est pas encore achevée. De l’avis même de beaucoup de sportifs handicapés, il y a encore trop de personnes qui pensent d’abord a handicap au lieu de penser d’abord au sportif.

      Depuis 2004, les handicapés mentaux sont exclus des Jeux paralympiques auxquels ils prenaient part depuis 1996, pour les problèmes de classification de handicap et de fausse déficience intellectuelle. Les handicapés mentaux peuvent cependant participés au Jeux Olympiques Spéciaux qui n’ont pas lieu la même année que les jeux Olympiques ordinaires et les jeux paralympiques.

Selon un communiqué du 22 novembre 2009, les athlètes handicapés mentaux pourrant de nouveau participer aux jeux paralympiques. Les jeux paralympiques reprennent la plupart des symboles olympiques : les cérémonies d’ouverture et de clôture, la flamme olympique, les mascottes…

    Le logo paralympique est composé de trois motifs d’origine coréenne, des «TaeGeuks », ressemblant à des virgules penchées sur un fond blanc. Un des symboles est vert, le second est rouge et le dernier bleu, ces couleurs étant les plus courantes sur les drapeaux. Ils représentent la devise paralympique qui est « l’esprit, le corps, l’âme ».

     Par ailleurs, la technologie est au service du handicap. En effet, la plupart des personnes handicapées doivent s’accommoder de prothèses «standard » pour leur vie de tous les jours, mais le marché de composantes sur mesure pour les activités sportives reste très limité. Les prothèses standard qu’utilisent les athlètes doivent être optimisé pour supporter les niveaux de charge du sport de compétition. « L’objectif » précise Pierre Brisson, Directeur du bureau de transfert et de promotion technologique de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) : »c’était mettre des solutions issues des technologies spatiales au service des personnes handicapées pour les aider à participer à des compétitions sportives de haut niveau et pour leur offrir une meilleure qualité de vie ». Le cas d’Oscar Pistorius en est un bel exemple. Cependant avec de telles performances technologiques peuvent-ils concourir au même titre que les valides ?

     Il est encore difficile de répondre à une telle question. On pourrait dans un premier temps se demander ce que signifie l’être augmenté. En effet, l’outil quelques-uns soit augmente forcément la personne qui l’utilise en ce sens il lui donne des moyens qu’elle n’avait pas sans lui : est-il augmenté en raison de la prothèse qui vient remplacer mon col du fémur cassée ? (Par exemple).

     Augmenter certes dans le sens où sans la prothèse cette personne aurait un plus gros handicap. En revanche, elle n’est pas plus augmentée que quelqu’un qui n’avait pas besoin de prothèse. Dans ce cas, cela serait que rétablir une capacité antérieure. Or, la prothèse permettrait d’aller au delà de ce que l’homme pourrait faire normalement. Cette question de savoir si une prothèse augmente un homme a beaucoup été posée dans le cas de cet athlète handicapé O.Pistorius qui utilisait des prothèses et courait ainsi plus vite que les sprinteurs non handicapés. Mais cela nous mènerait à se poser une autre question : ce type d’athlète peut-il concourir aux Jeux Olympiques et non paralympiques.

     Pour conclure sur cette partie, le sport est un bien être important pour la personne handicpée. L'Etat se mobilise pour rendre l'intégration sportive plus accessible aux handicapés; la loi du 11 févier 2005 en est une belle application. Cependant l'inégalité entre valide et handicapé se creusent avec les Jeux paralympiques et les Jeux Olympiques. Par ailleurs, les handicapés possédant une prothèse ne peuvent pas concourir à la même échelle que l'individu valide. Le problème de l'inégalité vient alors perturber la notion de liberté et d'égalité pour tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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